Selon le dernier rapport de Greenpeace India

Des pesticides dans le thé indienC'est effarant et c'est pourtant ce qui ressort du dernier rapport de Greenpeace India

Nombreux sont ceux et celles parmi nous qui aiment le thé et notamment le thé vert pour ses nombreuses vertus. Toutefois, après avoir lu ceci, vous ne regarderez plus votre sachet de thé de la même manière.

Le rapport de Greenpeace révèle la présence quasi systématique d'au moins un pesticide, dont certains peuvent être classés comme modérément ou hautement toxiques par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Ces substances se retrouvent dans le thé vendu sur le marché intérieur indien, et de gros soupçons pèsent également sur celui exporté vers l'Europe par de grands groupes comme Lipton ou Twinnings. Cela doit toutefois être encore confirmé par d'autres tests.

Le plus terrible est que plus de la moitié des échantillons analysés par Greenpeace ont été révélés positifs à un cocktail de plus de 10 pesticides différents. Ce chiffre pouvant facilement atteindre 20 pesticides pour certains ! Au total, on dénombre environ 34 pesticides utilisés pour le traitement du thé en Inde, dont malheureusement, dans certains cas, du DDT, un pesticide extrêmement nocif pour la santé et l'environnement, soupçonné d'être cancérigène et interdit d'utilisation en Europe.

Pire: 23 parmi les 34 pesticides décelés ne sont même pas enregistrés en Inde pour une utilisation dans l'agriculture.

Par le passé, des rapports similaires ont déjà été émis concernant le thé chinois (en 2012) et les produits d'herboristerie chinois (2013). 

Concernant les doses observées, ce n'est guère plus rassurant puisqu'on a constaté que 60% des échantillons contenaient des résidus de pesticide supérieurs aux niveaux autorisés par l'Union Européenne, dont 40% les excédaient de plus de moitié !

Lorsqu'on sait que l'Inde fournit 11% des exportations mondiales de thé, nous sommes en droit de nous poser des questions quant à notre santé.

Jusqu'à présent, seul Unilever s'est engagé à agir pour limiter la contamination aux pesticides. Il faut espérer que les autres grands groupes suivront.

Source: Ecowatch.com